Sombre Clair

C’est un sujet qui s’ébruite depuis quelques temps, celui de la reconnaissance des compositeurs d’un projet. Cela ne concerne pas seulement les beatmakers, mais également les réalisateurs, designer, etc.

Lors de la création d’un projet, il se peut que plusieurs personnes en soient les auteurs. Si on prend l’exemple du morceau d’un rappeur X : généralement, dans les étapes de sa conception, il y a, le compositeur de la prod, le créateur de la cover, celui du clip s’il y en a un, la personne qui s’occupe de l’enregistrement des voix, celle du mixage, celle du mastering, de la distribution, des photos pour la promotion, etc. etc… Cela fait environ 8 personnes qui collaborent avec le rappeur à la création d’un morceau. Bien sûr ces intervenants doivent être rémunérés (n’est-ce pas ?), car ce n’est pas toujours le cas, mais c’est un autre sujet…

La polémique ici n’est autre qu’une simple mention du créateur en question. Que ce soit par le rappeur ou par les médias lors de la sortie du morceau (chose que l’on fait depuis un moment chez IGREK).

Nous avons discuté de ce sujet avec Omar, fondateur de « Le rap en images », directeur artistique et designer graphique en freelance. Voici son avis dessus :

« Tout le monde participe au processus créatif, bien évidemment, c’est normal que l’interprète du morceau soit mis davantage en avant que les autres personnes ayant contribué, mais on est loin de la reconnaissance idéale pour les compositeurs. Par exemple, étant dans le visuel, quand une cover, un teaser ou autre support sort, et que je trouve ça lourd, je suis souvent obligé de creuser pour savoir qui l’a produit. Alors que le crédit devrait être systématique : identifié sur la publication ou en dessous du tweet, mais ce n’est pas toujours le cas… Combien d’artistes postent le travail photographes sur leur insta sans même les identifier ? C’est le minimum, c’est même une obligation légale. Et là on ne parle que de crédits sur les réseaux sociaux, mais dans certains cas ce manque de reconnaissance existe aussi dans la rémunération et là ça devient plus grave. »

Omar

Mais c’est également mitigé de l’autre côté, puisque certains artistes ne souhaitent pas forcément être crédités à partir du moment où ils sont payés pour leur travail. C’est la partie commerciale de ce milieu où l’image devient de plus en plus importante.

Mais comment améliorer la reconnaissance des compositeurs d’un projet ?

Florian Chevalier
Florian Chevalier

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